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CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE

lundi 30 avril 2012

CANCER : DEJOUER SON AGRESSIVITE

C’est une avancée significative dans l’offensive contre le cancer qui vient d’être accompli par une équipe de l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire IPMC - (Valbonne Sophia-Antipolis 06)
http://www.ipmc.cnrs.fr/cgi-bin/standard.cgi?descriptif=admin_accueil.txt&dossier1=presentation&dossier2=admin_accueil&lang=fr)
dirigé par Pascal Barbry. Equipé d’outils extrêmement performants, ce laboratoire a été l’un des premiers en France à disposer d’un séquenceur à très haut débit. Les scientifiques ont déjà pu mettre en évidence que l’expression de certains microARN était totalement dérégulée chez les malades atteints de cancer (voir les éditions NICE/VAR-MATIN décembre 2009). Deux années plus tard, la recherche a beaucoup progressé dans l’élucidation de ce mécanisme.

DE L’OXYGENE AU GLUCOSE

Pour comprendre ces avancées, une petite explication de texte s’impose, que nous livre le Dr. Bernard Mari, promoteur de ces recherche :
"Une tumeur grossit tellement vite au départ qu’elle se retrouve rapidement en défaut d’approvisionnement en oxygène. Confrontée à ce phénomène d’hypoxie, qui va constituer un frein au prolongement de sa croissance, elle va s’adapter, en se rendant indépendante de l’oxygène et en n’utilisant plus que le glucose comme source d’énergie. Le processus, appelé "switch glycolytique" a des conséquences majeures, dans la mesure où il modifie l’agressivité de la cellule tumorale. Cette dernière devient nettement plus invasive, et développe une résistance à la radio et à la chimiothérapie."

Une constatation confirmée par les équipes de radiothérapie et chercheurs du Centre Antoine Laccasagne à Nice,
(http://www.centreantoinelacassagne.org/)
avec laquelle l’équipe sophipolitaine travaille en étroite collaboration.

Les chercheurs ont pu identifier les molécules impliquées dans cette transformation des cellules, en l’occurrence, une certaine famille de microARN. Ils ont aussi montré, grâce à des expériences in vitro, que la suppression de ces molécules créait une résistance marquée à la radiothérapie.
"L’idée aujourd’hui, se serait de rendre les cellules cancéreuses hypoxiques sensibles grâce un traitement ciblé contre ces microARN."

Une idée que l’on rêve de voir aboutir.

Article signé Nancy Cattan.
paru dans le journal régional NICE/VAR-MATIN
dimanche15 avril 2012 -

http://www.ipmc.cnrs.fr/cgi-bin/lire_html.cgi?pagehtml=/cgi-bin/donnees/communication/revuedepresse/revuedepresse65.htm

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