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CANCER DU SEIN

mercredi 8 octobre 2008

Source : Article paru sur bluewin (fournisseur internet suisse http://bluewin.ch/) le 8 octobre 2008

Cancer du sein : la raison des rechutes enfin découverte ?

De nombreuses femmes ayant guéri d’un cancer du sein rechutent. Une découverte récente, qui remet en question les visions actuelles sur la formation des métastases, pourrait bien en expliquer la raison et mener à des stratégies de traitement plus efficaces.

La diffusion de cellules cancéreuses dans l’organisme, ou métastase, est le processus le plus souvent responsable des décès liés au cancer.

Jusqu’à présent, les chercheurs considéraient qu’il s’agissait d’un phénomène plutôt tardif dans la progression de la maladie, car il implique une série d’étapes : les cellules doivent devenir capables de survivre à leur voyage dans la circulation sanguine puis démarrer une croissance maligne dans leur nouvel environnement. On pensait donc que ce processus ne démarrait qu’après accumulation par les cellules tumorales du site initial d’une série d’altérations génétiques capables d’activer les gènes du cancer.

Les nouveaux résultats, publiés dans la revue Science par le Dr Katrina Podsypanina et ses collègues du Centre Memorial Sloan-Kettering (New York), suggèrent au contraire que la maladie peut redémarrer à partir de cellules normales qui se sont diffusées relativement tôt dans l’organisme et sont restées en veille dans leur nouveau site jusqu’à ce que les oncogènes, les gènes du cancer, soient activés.

Cette découverte pourrait expliquer pourquoi certains cancers du sein se généralisent bien après que la tumeur initiale a été traitée. En effet, le risque de rechute est élevé dans ce type de cancer : sur cinq femmes diagnostiquées sans cancer depuis cinq ans, une développera à nouveau la maladie dans les dix ans.

Pour parvenir à ces conclusions, Katrina Podsypanina et ses collègues ont injecté à des souris des cellules normales de glandes mammaires modifiées de manière à ce que les chercheurs puissent déclencher l’expression d’oncogènes à différents moments après l’injection.

L’équipe, qui comprend le prix Nobel Harold Varmus, a découvert que les cellules mammaires normales pouvaient circuler dans le sang jusqu’aux poumons et y survivre pendant 16 semaines, sans exprimer le moindre oncogène. Elles n’ont commencé à croître de manière agressive dans les poumons qu’au moment où les oncogènes ont été activés.

En examinant chaque étape du processus de formation des métastases, dont celui impliquant des cellules normales, il sera peut-être possible de mettre au point des traitements afin de détruire les cellules responsables de la propagation de la maladie dans tout l’organisme et réduire ainsi le risque de récidive.

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