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TECHNIQUE : UN NOUVEL EXAMEN (expérimentation)

IRM DE DIFFUSION

LES MOUVEMENTS DE L’EAU POUR TRACER LE CANCER

lundi 2 novembre 2009, par Giselle Penat

Comme la TEP (tomographie par émissions de positions - ou PETscan), l’IRM de diffusion permet d’évaluer l’efficacité du traitement entre deux cycles de chimiothérapie et d’adapter ainsi la "frappe" suivante.

Il y a déjà plusieurs années, une technique nouvelle, la TEP (Tomographie par Emissions de Positions) ou PETscan, révolutionnait le monde de l’imagerie médicale.
Grâce à cette technique, utilisant du glucose marqué par un isotope radioactif, on pouvait désormais mesurer en trois dimensions l’activité métabolique d’un organe. Ses applications dans le domaine de la cancérologie sont immenses et l’examen occupe une place centrale dans le dignostic et le suivi thérapeutique des patients atteints du cancer.

Mais, une autre technique pourrait bientôt lui emboîter le pas : L’IRM de diffusion.
Disponible depuis peu au CHU de Nice, elle était présentée il y a quelques jours par le Professeur Patrick Chevallier, lors de la 4ème réunion d’Oncologie et d’Hématologie de l’Archet, organisée par les Professeurs Patrice Cassuto et Nicolas Mounier du service d’Hématologie du CHU de Nice.

Son principe est assez simple : "L’imagerie de diffusion étudie les mouvements aléatoires (browniens) des molécules d’eau dans l’organisme. Les tissus cancéreux étant constitués d’une prolifération anarchique de cellules, la diffusion de l’eau au sein de ces tissus est habituellement réduite. Et le signal récupéré au niveau de l’IRM est d’autant plus élevé".

IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET SURTOUT PRONOSTIQUE

Les applications cliniques sont de deux ordres : d’une part, détecter les lésions tumorales et les métastases, connaître la taille de la tumeur et le nombre de ganglions atteints. Evaluer d’autre part l’efficacité des traitements : réalisé avant et pendant le traitement, cet examen, qui peut être renouvelé sans danger, permet, entre deux cycles de chimiothérapie, d’affiner le traitement, en l’adaptant à la situation réelle. Ce qui peut se traduire par des traitements moins lourds, et donc des effets secondaires réduits, ou à l’inverse, par la nécessité de "taper plus fort".

Ses avantages par rapport au TEP sont notamment l’absence d’utilisation de substances radioactives, le temps d’examen, plus réduit (30 minutes contre 2 heures d’examen), et la non-nécessité d’être à jeun.

MESURE D’EFFICACITE

Deux obstacles s’opposent pour l’heure au développement de cette approche diagnostique : l’insuffisance du parc d’IRM dans la région, comme partout en France, réduit le "temps machine" disponible. Seule une fraction réduite de patients peut en bénéficier.
D’autre part, le nombre important de faux positifs obtenus avec cette technique devrait imposer dans un premier temps une multiplication des biopsies pour vérifier les résultats fournis par l’imagerie.
"On en est aujourd’hui à la phase expérimentale. Des premiers patients seront intégrés dans un essai clinique d’ici une semaine. Dans un premier temps, on restrendra aux patients souffrant de maladies du sang et des cancers digestifs .."

La technique devra à partir de là être calibrée et surtout comparée en termes d’efficacité à sa rivale, la TEP.

Article signé NANCY CATTAN

ncattan@nicematin.fr

NICE MATIN dimanche 1er novembre 2009

Rubrique santé page 25


Article signé NANCY CATTAN

ncattan@nicematin.fr

NICE MATIN dimanche 1er novembre 2009

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