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CANCER DE LA PROSTATE

AMELIORER LE DEPISTAGE EXISTANT

Le dépistage individuel du cancer de la prostate

vendredi 3 avril 2009, par Giselle Penat

CANCER DE LA PROSTATE : D’ABORD AMELIORER LE DEPISTAGE EXISTANT

Article paru sur NICE MATIN/VAR MATIN le 02 avril 2009

Le dépistage individuel du cancer de la prostate a déjà pris l’ampleur d’un dépistage de masse en France, et il convient d’améliorer sa qualité avant même d’envisager la généralisation systématique des tests, toujours en débat, selon un rapport parlementaire publié fin mars/début avril 2009.

"Les enjeux actuels de la politique de dépistage du cancer de la prostate sont aujourd’hui davantage à rechercher du côté d’une amélioration de l’efficacité globale du dépistage que de son développement quantitatif, le dépistage ayant déjà atteint l’ampleur d’un dépistage de masse" ,
relève l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (OPEPS).
Le rapport parlementaire avance treize recommandations pour "améliorer" le dépistage (organisation, standardisation et harmonisation des tests et des machines, développement des guides de prise en charge ..) et "préparer" le passage au "dépistage systématique" organisé pour les 50-70 ans, comme il en existe pour le cancer du sein.

"90% des patients concernés ont déjà un contrôle du PSA (dosage sanguin de l’antigène spécifique prostatique) chaque année," a relevé le Professeur Bernard DEBRE, député et urologue au titre de rapporteur du document de l’OPEPS.

62 000 NOUVEAUX CAS PAR AN

Le problème est de savoir si le test PSA permet un diagnostic précoce de ce cancer (quelques 62 000 nouveaux cas par an) et d’améliorer ainsi la durée de vie. Une étude européenne sur plus d’une centaine de milliers d’hommes met en évidence l’intérêt du dépistage régulier avec une diminution de la mortalité de 20%. Pareille diminution, "cela vaut le coup", a commenté le Pr.Bernard DEBRE en réfutant une étude comparative américaine, parue simultanément, qui n’a elle constaté aucun gain sur la mortalité.

Il a aussi insisté sur l’importance de la formation continue des médecins. Si 90% des médecins généralistes prescrivent régulièrement le test de dépistage pour ce cancer, dans environ 40% des cas il n’y a pas d’examen clinique (ndlr : toucher rectal)", déplore ce spécialiste.
C’est un peu comme si le gynécologue ne faisait pas d’examen gynécologique, a-t-il expliqué. L’assurance-maladie (régime général) rembourse chaque année 3.5 millions de test de dépistage. Mais, au total, le rapport évalue en 7 et 8 millions le nombre de tests PSA prescrits chaque année.

"Il y a de très grandes disparités régionales avec des régions à forte activité de dépistage telles l’Alsace, la région PACA et l’Ile de France et d’autres peu actives comme la Bretagne ou le Poitou-Charentes", a noté Nicolas About, de l’OPEPS.

Article paru dans NICE-MATIN/VAR MATIN jeudi 2 avril 2009
Chronique Santé page 23

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