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CANCER DE LA PROSTATE

CANCER DE LA PROSTATE : TRAITEMENT OU SURVEILLANCE ?

Le choix des traitements

mercredi 2 mai 2012, par Giselle Penat

Article paru dans la rubrique santé

Journal régional VAR-MATIN - dimanche 29 avril 2012 page 14

Auteur : Caroline Martinat - cmartinat@varmatin.fr

CANCER DE LA PROSTATE - TRAITEMENT OU SURVEILLANCE ?

Soins : Malgré la multiplication des alternatives thérapeutiques, les médecins choisissent parfois de ne pas traiter un cancer de la prostate

Hormonothérapie, chimio, radiothérapie, chirurgie .. Les alternatives pour combattre le cancer de la prostate se sont multipliées ces dernières années. Reste à trouver le traitement adéquat.
On ne choisit pas un traitement au hasard mais selon des critères bien établis, des référentiels connus, régulièrement réévalués, explique le Dr.Guillet, oncologue au centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne. La décision dépend de la classification de la tumeur d’une part et de critères individuels d’autre part.

La classification de la tumeur repose sur 3 critères principaux :

1. le taux de PSA (le marqueur spécifique du cancer de la prostate),

2. l’état de différenciation des cellules du cancer

3. le TNN, une classification qui tient compte également de la taille de la tumeur.

L’oncologue tient compte ensuite du malade. À un patient dont le cancer évolue lentement, qui est âgé et avec des facteurs de comorbidités, par exemple une maladie cardiaque, on aura tendance à proposer une surveillance simple indique le Dr.Guillet.

UN PROTOCOLE TRÈS STRICT

À des patients plus jeunes, on peut aussi proposer une surveillance active. Dans le cas d’un petit cancer (TIC ou T2A) peu évolutif, caractérisé par des critères précis comme un PSA inférieur à 10 et des cellules cancéreuses très bien différenciées. On réalise aussi une cartographie de la prostate, avec un minimum de 12 biopsies, et si au plus deux d’entre elles sont positives la surveillance active peut être proposée.
Mais elle est très stricte : toucher rectal tous les 3 mois, biopsie tous les 6 mois ou tous les ans, PSA tous les 6 mois .. Beaucoup de patients inquiets refusent. Il est difficile d’accepter de vivre se sachant porteur d’une maladie grave que l’on ne fait "que" surveiller, reconnaît le Dr.Guillet. Mais souvent le patient accepte cette surveillance lorsque le médecin prend le temps de l’explication et de l’annonce.

En cas de progression du cancer, les médecins optent pour l’hormonothérapie, la radiothérapie et/ou la chirurgie, une stratégie déterminante au cours de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) auxquelles participent des chirurgiens, des oncoloques, des radiothérapeutes, des médecins généralistes et aussi, éventuellement, des infirmières, des assistantes sociales et tous les intervenants dans la prise en charge du patient, explique le Dr.Guillet.
En cas de désaccord, ou pour les cas le plus rares, on recourt à des RCP régionales référentes.

Dernière précision, et d’importance : ces dernières années, les traitements se sont multipliés. C’est grâce à la recherche et aux essais thérapeutiques. Pour un patient, y participer, c’est bénéficier d’une surveillance accrue et d’un médicament en plus avant les autres.

Caroline Martinat - VAR-MATIN

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