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UNE PISTE INTERESSANTE

JEÛNE ET CANCER

UN ALLIE DANS CERTAINS CAS

dimanche 25 mars 2012, par Giselle Penat

Article paru dans la rubrique TV SANTE de TV MAGAZINE

page 60 - 24/25 Mars 2012 -

Article signé : S.L.

Parler de jeûner à une personne atteinte d’un cancer semble quelque peu déplacé, d’autant que, bien souvent, cette maladie s’accompagne d’un amaigrissement. Pourtant le chercheur Valter Longo, qui avait déjà obtenu des résultats intéressants en associant jeûne et chimiothérapie, a cette fois montré que le jeûne pouvait aussi, dans certains cas, venir à bout de cellules cancéreuses (Science Translational Medicine - 8 février 2012 - http://stm.sciencemag.org/)

UNE EFFICACITE SUR L’HOMME ENCORE A PROUVER

En 2008, Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’université de Californie du Sud, avait déjà réalisé une étude montrant que le jeûne protégeait les cellules saines des effets toxiques de la chimiothérapie. Depuis, 10 patients atteints d’un cancer, ont fait l’expérience d’un jeûne lors de leur chimiothérapie. Cette petite étude a montré que ces malades auraient déjà moins ressenti les effets secondaires du traitement.
Concernant les effets du jeûne sur les tumeurs cancéreuses, les résultats obtenus concernent pour le moment des souris. Il s’agit donc davantage de pistes que de certitudes. Mais des pistes néanmoins très intéressantes. Des cellules cancéreuses humaines et animales ont été administrées à des souris soumises à 3 types de traitements :
une chimiothérapie, un jeûne de 48 heures, ou bien les 2 protocoles associés. 40% des souris ayant suivi une chimio ont développé des métastases, 20% seulement pour celles qui ont suivi le jeûne, 10% pour celles qui étaient à la diète et sous chimio. Pour Valter Longo, "la combinaison de cycles courts de jeûne avec la chimio est plus efficace, voire nettement plus efficace que la chimio seule".
Bien sûr, le chercheur convient que ces recherches ne sont qu’une étape et que l’efficacité du jeûne reste encore à prouver sur l’homme.

UN DOCUMENTAIRE SUR ARTE LE 29 MARS 2012

Pour celles et ceux qui veulent en savoir davantage sur le sujet, ne manquez pas le documentaire de Sylvie Gilman et Thierry Vincent de Lestrade : "Le jeûne, une nouvelle thérapie ?" programmé sur ARTE le 29 mars à 22 heures.

Et s’il existait une alternative au "tout médicament" ? En Russie, en Allemagne et aux États-Unis, médecins et chercheurs étudient les effets étonnants du jeûne sur les patients. Une enquête aussi rigoureuse que troublante.

Dans les pays occidentaux, les cas de diabète, d’hypertension, d’obésité, de cancers se multiplient et la consommation de médicaments explose. Et s’il existait une autre voie thérapeutique ? Depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste : le jeûne. Réputé pour sa source d’eau chaude, le sanatorium de Goriachinsk, dans la plaine sibérienne, est aussi connu pour son centre de jeûne, créé en 1995. Atteints d’asthme, de diabète, de rhumatisme, d’allergie... les patients, très encadrés, n’ingurgitent rien à part de l’eau durant douze jours en moyenne mais la cure se prolonge parfois trois semaines. Après la douloureuse crise d’acidose des débuts, ils se sentent plus en forme et les deux tiers voient leurs symptômes disparaître après une ou plusieurs cures. Remboursé, ce traitement s’appuie sur quarante ans d’études scientifiques, malheureusement non traduites, qui ont démarré sous l’ère soviétique. Bien qu’elles soient inconnues hors de Russie, des médecins et chercheurs occidentaux creusent aussi ce sillon, même si, aux pays du médicament-roi, ils bénéficient de peu de subventions.

Réflexe avatique

Le documentaire nous emmène aussi en Allemagne, à la clinique Buchinger, sur les rives du lac de Constance, où l’on soigne par le jeûne des maladies chroniques, et aux États-Unis, où Valter D. Longo, professeur de biogérontologie à l’université de Californie, étudie les effets du jeûne sur des souris atteintes de cancer - il a mis en évidence le fait que, chez elles, le jeûne décuple les effets de la chimiothérapie. À l’aide d’infographies très claires, le film explique les bouleversements complexes qui s’opèrent dans un organisme à la diète. Grosso modo, il réapprend à vivre de ses réserves, un réflexe atavique qui le purge et le rend plus fort. Aussi efficace que troublante, la démonstration de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Mâles en péril) incite à réévaluer notre approche de la maladie et du soin. À l’instar des malades de Goriachinsk plus confiants après avoir surmonté l’épreuve du jeûne, on se découvre un corps plus résistant qu’on ne le croyait, une nouvelle plutôt réconfortante.

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