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Un vaccin pour protéger ses grossesses futures

VACCIN - CANCER COL DE L’UTERUS

PREVENTION - HPV = human papillomavirus

lundi 6 juin 2011, par Giselle Penat

Quatre années après la mise sur le marché des premiers vaccins contre le cancer du col de l’utérus, à peine un quart des jeunes filles de 15 ans ont reçu les trois doses de vaccin nécessaires à une bonne couverture contre le désormais célèbre HPV (human papillomavirus).

Article paru dans le journal régional NICE/VAR-MATIN

Dimanche 5 juin 2011 - rubrique santé -

Nancy Cattan (ncattan@nicematin.fr)

http://www.nicematin.com/article/sante/un-vaccin-pour-proteger-ses-grossesses-futures

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Quatre années après la mise sur le marché des premiers vaccins contre le cancer du col de l’utérus, à peine un quart des jeunes filles de 15 ans ont reçu les trois doses de vaccin nécessaires à une bonne couverture contre le désormais célèbre HPV (human papillomavirus).

Cet accueil mitigé, les professionnels de santé sont nombreux à le regretter. Refuser ce vaccin revient, selon eux, à se priver d’une protection contre un risque non négligeable de lésions précancéreuses liées à certains types d’HPV. Mais pas seulement. Et c’est peut-être là que l’information à destination du public a montré des insuffisances : « Le traitement de ces lésions par la technique chirurgicale de conisation (ablation d’un fragment du col de l’utérus en forme de cône) n’est pas toujours anodin. Surtout si l’exérèse est importante. Cet acte peut induire à long terme un certain nombre de complications obstétricales : fausses couches, césarienne, voire accouchement prématuré (le col utérin est " raccourci " après la conisation) », relate le Dr Xavier Carcopino, gynécologue, qui présentait une conférence sur ce thème lors du congrès Gynazur 2011 à Nice.

Une étude à grande échelle

Certes rares, ces complications concernent néanmoins un nombre important de jeunes femmes compte tenu de la fréquence de ces lésions (lire ci-contre). Mais pourquoi le vaccin suscite-t-il tant de méfiance de la part de la population ? On pense bien sûr à la publication, dans la foulée de l’affaire du Médiator, d’une liste de médicaments sous surveillance parmi lesquels les vaccins contre HPV. Une inquiétude infondée, selon le Pr Valérie Giordanengo, virologue au CHU de Nice, qui rappelle que « tous les vaccins récemment mis sur le marché bénéficient d’une surveillance étroite avec l’obligation de déclarer les moindres problèmes rencontrés ».

Certains arguments des détracteurs de la vaccination ont également fait douter le public. « Ils reprochent notamment le manque de recul sur l’efficacité de la vaccination. Or, plusieurs études, dont l’étude Patricia, menée depuis trois ans et demi et présentée lors du congrès, ont permis de confirmer à grande échelle les effets protecteurs de la vaccination sur la diminution du nombre de lésions précancéreuses et sur la baisse significative de persistance virale, étape essentielle qui est à l’origine de la pathologie cancéreuse ou pré-cancéreuse. »

Si les décès liés au cancer du col de l’utérus sont relativement rares, grâce à la prise en charge, le nombre de fausses couches et de naissances prématurées connaissent, eux, une progression inquiétante. Limiter les traitements curatifs des lésions précancéreuses en prévenant leur apparition participerait à lutter contre ce fléau de santé publique. Et ces drames humains.

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