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LUTTE CONTRE LE CANCER

DES RAISONS D’ESPERER

LA RECHERCHE EN REGION PACA

vendredi 11 février 2011, par Giselle Penat

Article publié dans le journal régional NICE MATIN

Vendredi 4 février 2011

Nancy Cattan (ncattan@nicematin.fr)

et Carline Martinat (cmartinat@varmatin.com)

http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/lutte-contre-le-cancer-des-raisons-desperer

« Le cancer est une maladie de la cellule, de cause inconnue, et mortelle dans presque tous les cas ».

Ces quelques mots, utilisés en 1971 pour définir le cancer suffisent à mesurer le chemin accompli depuis quarante ans. Aujourd’hui, un patient sur deux atteint d’un cancer peut espérer la guérison. Complète. Définitive. « La mortalité par cancer continue de diminuer, se réjouit le Pr Jean-Pierre Gérard, fondateur du réseau de cancérologie ONCOPACA-Corse. Chaque année, on gagne 1 à 2 %.  »
Les progrès de la chirurgie ont beaucoup contribué à améliorer le pronostic de la maladie. La révolution conceptuelle portée par les thérapies ciblées est aussi passée par là. Grâce à elles, des patients atteints de certaines formes de leucémies et de cancers du sein, condamnés à la peine capitale, sont toujours vivants plusieurs années après le diagnostic.

Mortalité plus faible en Paca

La population de la région Paca figure parmi les premiers bénéficiaires de ces progrès. « Si le nombre de cancers est un peu plus élevé qu’ailleurs dans l’Hexagone, du fait d’un âge moyen supérieur, la mortalité par cancer y est plus faible ».

Les raisons en seraient multiples. Il y a d’abord le succès de la mise en place des RCP (Réunions de concertation pluridisciplinaire), un dispositif prévu par le plan Cancer : «  Dans la région, 95 % des 30 000 patients atteints chaque année par un cancer voient leur dossier discuté par plusieurs spécialistes. Ce qui permet de proposer, en concertation avec le médecin référent, les meilleurs traitements, adaptés à chaque cas ».

Autre explication : un taux inférieur de certaines tumeurs graves, notamment ORL, liées à la consommation d’alcool et de tabac. Intervient enfin le nombre de médecins, deux fois plus important que dans d’autres régions, ce qui facilite l’accès aux soins.

Mais, selon le Pr Jean-Pierre Gérard, c’est avant tout le comportement des populations azuréennes et varoises qui explique ces bons résultats : « Elles sont très sensibilisées, parfaitement informées, et du coup vite alertées par des symptômes d’appel. Elles consultent tout aussi rapidement. Ce qui permet des diagnostics à des stades précoces, et l’instauration de traitements plus efficaces ». Efficaces, mais jamais anodins.

Principe du bénéfice-risque

Alors que les médicaments cristallisent aujourd’hui toutes les inquiétudes, le Pr Jean-Pierre Gérard rappelle que le cancer n’échappe pas à la règle. Là aussi, le principe de bénéfice-risque doit s’appliquer. « Les patients sous chimio doivent être suivis comme le lait sur le feu, sachant qu’il existe des risques d’intolérance grave, voire de décès. Cela concerne en particulier les personnes âgées. On sait qu’un certain nombre de malades s’éteignent dans les 15 jours qui suivent la chimio. Et peut-être qu’on est là à la limite de l’acharnement thérapeutique ».

Les raisons d’espérer, dans le domaine du cancer, ne reposent pas uniquement sur la prévention, le dépistage et les progrès médicaux. Elles sont, pour de nombreux malades, intiment liées à la dimension humaine de la prise en charge.


Nancy Cattan (ncattan@nicematin.fr)

et Carline Martinat (cmartinat@varmatin.com)

http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/lutte-contre-le-cancer-des-raisons-desperer

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