Cancer familles

Accueil > Infos Médicales > L’OEIL DU MICROSCANNER

CANCERS - MICROSCANNER

L’OEIL DU MICROSCANNER

Dispositif unique en Europe testé à Cagnes-sur-Mer (06)

jeudi 30 décembre 2010, par Giselle Penat

ARTICLE PARU DANS LA RUBRIQUE SANTE

DU JOURNAL REGIONAL NICE-MATIN/VAR-MATIN

Dimanche 14 novembre 2010 - page 17

Article signé Nancy Cattan - ncattan@nicematin.fr

C’est l’un des objectifs fondamentaux dans le traitement chirurgical des cancers : éviter les récidives locales. Pour y parvenir, les médecins, lorsqu’ils retirent une tumeur doivent s’assurer qu’ils ont bien tout éliminé, qu’il n’existe pas de "maladie résiduelle". Grâce aux recherches lancées par l’association Easiqual de Cagnes-sur-Mer (1), qui figure parmi les lauréats de l’appel à projet 2010 du Conseil Général des Alpes-Maritimes (2), une avancée considérable dans la prévention de ce risque pourrait être réalisée. Cette association de médecins présidée par le Dr.Christophe Sattonet, pathologiste, va bientôt acquérir un appareil unique en France, et même en Europe, un microscanner, capable de restituer une image numérique en trois dimensions de la masse tumorale enlevée et d’analyser en temps réel le développement local de la tumeur.
"C’est en quelque sorte le chaînon manquant entre le bistouri et le microscope", résume le Dr.Sattonet.

ASSURER "LES MARGES DE SÉCURITÉ"

Classiquement pour retirer le tissu "malade", en passant le plus au large de la tumeur, le chirurgien se réfère aux images réalisées avant l’intervention (échographie, scanner, IRM etc.) et aux analyses microscopiques du pathologiste, présent dans le bloc. Il s’agit bien sûr de vérifier que les "marges de sécurité" essentielle pour prévenir le risque de rechute, ont bien été respectées : "Quand la tumeur est petite, cela ne pose pas de problème. Par contre si la masse tumorale est importante, il est impossible de tout explorer en temps réel. Et l’on peut s’apercevoir secondairement que les marges de sécurité sont insuffisantes, ce qui contraint à une nouvelle intervention ou impose un traitement ciblé supplémentaire", commente le Dr.Sattonet. D’où l’idée de ce médecin de rajouter une étape entre le bistouri et le microscope, en réalisant grâce au microscanner, une image d’une infinie précision (de l’ordre de quelques microns, soit une résolution 100 fois élevée qu’avec un scanner classique). "Au delà de cette analyse précise de la tumeur, qui permet d’optimiser le diagnostic et le pronostic, l’intérêt du dispositif est de pouvoir ensuite conserver une image tridimensionnelle de la pièce tumorale."

Une cinquantaine de patients, atteints de cancers mammaires, colorectaux, prostatiques et pancréatiques participeront, dans le cadre d’un essai clinique réalisé à la Polyclinique Saint-Jean de Cagnes-sur-Mer, à cette recherche prometteuse. On peut raisonnablement espérer que le dispositif s’étendra par la suite à un plus grand nombre de malades.

Nancy CATTAN - NICE-MATIN - ncattan@nicematin.fr

(1) L’association regroupe des pathologistes, mais aussi des chirurgiens et des radiologues du secteur libéral, en partenariat avec leurs homologues du secteur public (CHU-Nice) et l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique).

(2) La subvention accordée par le Conseil Général s’élève à 296.441 euros, soit 53% du coût total du projet.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.