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DES AVANCEES DANS LE DIAGNOSTIC

CANCER DU PANCREAS

PROGRES DES TECHNIQUES RADIOLOGIQUES

samedi 23 janvier 2010, par Giselle Penat

CANCER DU PANCREAS :
DES AVANCEES DANS LE DIAGNOSTIC

Article paru dans NICE/VAR-MATIN

Dimanche 17 janvier 2010 - Page 24

Signé Isabelle BRETTE

ibrette@nicematin.fr

Il y a cinq ans, la découverte d’un kyste sur le pancréas restait souvent sans suite. Car on pensait alors qu’il s’agissait d’un kyste banal. Aujourd’hui on a une toute autre vision des choses, grâce aux techniques radiologiques, de plus en plus pointues (qu’il s’agisse de l’échographie, de l’IRM ou du scanner).
On a effet découvert que ces kystes pouvaient en réalité cacher des lésions précancéreuses. Et ce diagnostic précoce est bien sûr de très bon augure pour le pronostic.

DEUX SORTES DE TUMEUR

"Il existe deux sortes de tumeur", explique le Dr.Patrick Hastier, au centre hospitalier Princesse-Grace de Monaco (service d’hépato-gastro-entérologie du Professeur Rampal) et Président de la Société Française de pancréalogie depuis décembre 2009* (1).

"Les premières, dites tumeurs intracanalaires papllaires mucineuses pancréatiques (TIMP) touchent le canal pancréatique principal. Ce sont des tumeurs rares mais qui exposent le plus souvent le patient au risque de cancer. Les secondes, qui touchent les canaux secondaires, sont plus fréquentes, mais leur risque d’entraîner un cancer est en revanche plus rare."

Mais dans les deux cas, on ne banalise plus cette découverte.
"En fonction du bilan et du l’avis du spécialiste, on peut envisager, soit une surveillance des lésions, soit une intervention chirurgicale," précise le médecin. Ce qui change évidemment beaucoup de choses en termes de pronostic. Car si l’on traite, on évite que la lésion évolue.

DECOUVERTE SOUVENT FORTUITE

La plupart du temps, ces kystes sont découverts de manière fortuite. Par exemple, à la lumière d’un bilan pour cause de grosses douleurs abdominales non spécifiques. Ou lors d’une pancréatite aigüe. Mais si les avantages du diagnostic précoce sont indéniables, il n’y a aucun intérêt à se faire "examiner" le pancréas pour un oui ou pour un non. Et c’est au médecin de décider des suites à donner à l’examen clinique.

Isabelle BRETTE

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*(1) En tant que membre de la Société Française de Pancréatologie (SFP) depuis 1992, Patrick Hastier a déjà organisé un congrès à Nice en 1999 et un autre à Monaco en 2005. Trois fois par an, en séance plénière, la SFP réunit les plus grands noms de la pancréatologie française pour la mise au point et la diffusion de protocoles. Et tous les ans, elle participe au congrès de la Société européenne de pancréatologie.

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DIAGNOSTIC TARDIF

LES PROGRES DES METHODES RADIOLOGIQUES ont aussi des répercussions quand le diagnostic du cancer est plus tardif. "Les images obtenues soit avec les nouvelles IRM ou les scanners permettent ainsi d’augmenter les critères de la résécabilité (retrait chirurgical - ndlr) de la tumeur, explique le Dr.Hastier.
On peut être plus spécifique dans la suite de prise en charge pré-thérapeutique du patient quand la maladie est avancée. En fonction, des bilans radiologiques, certains malades peuvent ainsi bénéficier d’une chimiothérapie pré-opératoire, parfois couplée à une radiothérapie. Le but est de faire diminuer la tumeur avant d’opérer. L’écho-endoscopie a aussi sa place parmi les méthodes d’investigation qui permettent ces traitements plus à la carte.

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